THEM CROOKED VULTURES…

Sur le papier, le line-up menaçait de décapiter quiconque s’approcherait un peu trop près des baffles du festival Rock en Seine, ce dimanche soir : Josh Homme, routier du rock américain, frontman de Queens Of The Stone Age ; Dave Grohl, multi-génie, bourrin stylé chez Foo Fighters ou QOTSA qui a réussi la prouesse de faire oublier qu’il y a encore quelques années, il était le batteur de Nirvana, tant la qualité de ses projets successifs depuis la mort de Cobain attise un vent qui souffle dans son dos ; Et enfin, « fuckin John Paul Jones », comme le présente Josh Homme, qui a lui-aussi réussi à faire passer son groupe originel au rang de passé lointain.

han, han, tu flippes ou quoi !!?

Wesh, tu flippes ou quoi !!?

Sur le papier, donc. Mais sur scène, c’était un peu différent. Programmé en secret à Rock en Seine sous le patronyme fleuri de « Les Petits Pois », Them Crooked Vultures laissait percer des vibrations tapageuses sur le web depuis le début de leur tournée secrète, mais pourtant j’avais peur. Peur d’avoir déjà vu, peur d’être berné par l’affiche et de découvrir un troupeau de stars jaunies peinant à jouir (ça ne serait pas le premier supergroupe foireux en dépit de la qualité des membres), peur de me rendre compte que Dave Grohl était à l’Ouest, peur de pas être en transe alors que peu de line-up m’attiraient autant que celui-ci, peur des fantômes et peur du dimanche soir. J’avais peur des redites et du blues, pour la première fois, peur des réunions, des festivités trop attendues et des qualificatifs évidents qui les accompagneraient le lendemain dans la presse. Bref, je me posais des tas de questions.

C'est eux...

C'est eux...

Il faisait beau, l’herbe rase et grillée du Parc de St Cloud sentait le rock, la bière et les frites échangés ici depuis 3 jours. En face, la cène était immédiate, image saisissante de ces trois bonshommes hénaurmes, flanqués d’Alain Johannes, guitare rythmique pour l’occasion. Them Crooked Vultures = grand méchant rock, bordé de métal et suspendu au cadavre du blues, ouais. Lançage de bûche dans ta tête. Mais lorsqu’au bout de deux morceaux, j’ai regardé la demoiselle qui m’accompagnait avec un point d’interrogation dans l’œil droit, elle m’a dit : « Je trouve ça… vieux ». Elle n’avait pas totalement tort, mais pas totalement raison non plus. Parce que ces bonshommes au lourd passé de marteau-piqueurs ont beau être traversés de lourdeurs pas toujours bien gérées, la quasi-totalité des morceaux largués ce soir-là renfermaient quelque chose de dangereusement moderne. Un rock aiguisé et complexe qui croisait les structures de QOTSA avec la puissance d’un vieux Led Zep revisité part le feu Grohlien, un blues briseur d’enclumes cuirassé d’énergie neuve et de technologie supersoniques. On en retiendra le riff trempé de Nobody Loves Me And Neither Do I, qui sonne d’ailleurs 47 fois mieux en live que sur cet extrait propret proposés par le groupe via le web. TCV est définitivement un groupe de scène.

A l’opposé de nombreuses réunions de dinosaures régulièrement téléguidées par tous les Jeff Beck de la terre qui récitent un même catéchisme blues lassant en avalant leurs manches, Them Crooked Vultures propose un format actuel, un rock métallique surexcitant qui doit beaucoup aux innovations que catapultent depuis une décennie les intéressés au sein de leurs formations respectives. Propulsée par un son lourd comme la mort transpercé de quelques bons coups de brute du sieur Grohl, la potion des maîtres chaudronniers était au poil, étonnante, décapante, même pour qui n’en connaissais une seule note. Et c’était le challenge : faire disjoncter une foule demandeuse mais sceptique avec des chansons inconnues.

Vieux ? A dire vrai, il manquait quelque chose, oui. Mais ce n’était pas un riff, ce n’était pas la qualité des chansons ni les arrangements parfaitement gérés, ou même les prouesses techniques de cette troupe de chevaliers sur-carrés. Non, il manquait un look, un sexe, un jeu de scène, une aura.  Il y avait le sang, le son, le bruit, manquait le sexe, ouais. Les applaudissement peu nourris quoique fervents l’ont souligné. Il manquait, au milieu, un chanteur avec une putain d’attitude. Josh Homme devrait s’arracher les cheveux, tailler cette pitoyable houpette blonde qui soutient sa chevelure d’or, brûler sa belle chemise blanche de VRP en vacances et suer un peu plus. Un peu comme Dave Grohl, parfait dans son rôle : gouttelettes  sur tatouag, frappe de sauvage et c’est tout. Tout d’un coup, ça aurait eu un peu plus de gueule. Les filles auraient enlevé leurs t-shirt et ça aurait tout changé…

Wesh. Après, il y vait MGMT, on avait l’impression d’être dans une boom. L’excellent concert ressemblait à une bulle de coca-cola, une surprise-party chez ta voisine avec de l’orangeade gratos pour tout le monde. Et là, les filles enlevaient leurs t-shirt. Voilà, Week-end wars est une tuerie pop pour hippies numériques. Rinçage des oreilles avant la nuit. Trop bien.

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6 Réponses to “THEM CROOKED VULTURES…”

  1. Alors vieux rat d egout tu donnes plus de news ? PASSE ME VOIR Enfoiré de fou !!! bien les aricles. Sinon ouais j espere que c mieux en live car la c semi pété. BON BLOG !

  2. aricles = articles.

    aHZBhazezahhzehezhaze

    DJ SOKé ::::
    victime bolosse !!!

  3. LA SUITE PUTAIN !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  4. bonjour,

    je cherche votre contact sur le site mais je ne le trouve pas…
    j’aurais souhaité savoir si vous seriez intéressé de recevoir de la matière au sujet d’un artiste en vue d’un chronique….

  5. Hallucinant, à la recherche d’une galette à diffuser entre mes oreilles par une aprés midi pluvieuse bretonne, je me mets en quête d’une source, je tombe sur un magazine qui traine, « elle », tiens quelles informations du genre féminin ?, je tombe sur un article concernant Them crooked vultures, quelques notes aprés, une sensation d’une exhumation de quelquechose de pourtant bien moderne…intéressant…

  6. Borowiel, le Benj ? Ben bobo des bois ?

    Le disque est à la fois très bon et très décevant.
    Les morceaux tuent, mais sonnent comme une méchante démo.
    Le live était exceptionnel, vraiment, malgré la coupe de Josh…

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