SAMPLE SOME OF THIS…

Demain, mercredi 2 octobre à 23h sera diffusé sur France Culture un docu sur lequel je ne peux qu’attirer votre attention…

DU FUNK AU RAP

Un documentaire de Thomas Blondeau
Réalisation : Véronique Vila
Production : Irène Omelianenko

France Culture – Mercredi 2 octobre 2013 – 23:00

Du Funk au Rap est une plongée dans les coulisses de la production rap, au-delà des mots des rappeurs, dans les studios où est né ce rythme spécifique sur lequel les rappeurs déposent leurs rimes depuis 30 ans. Mais on ne croise ici ni rappeurs ni micros ; plutôt des disques de funk, des boîtes à rythmes ou des ordinateurs, agencés suivant d’étranges recettes par d’ingénieux sorciers bien souvent restés dans l’ombre des stars.

Au commencement était le funk, une matière première dont les DJ du Bronx ont exploité la rythmique dès la fin des années 1970, enchaînant les breaks pour obtenir un rythme ininterrompu, colonne vertébrale des premiers morceaux de rap. Dans les années 1980, ce sont aussi les progrès de la microélectronique qui complexifient le processus, modifiant la manière de composer le rap autant que sa définition sonore : le sampler, qui permet de répéter automatiquement de petits extraits musicaux autorise en effet leur découpage, leur modification et leur agencement selon une architecture nouvelle.

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SP-1200, la responsable de toute cette histoire…

Le son du rap et son catéchisme musical s’affirment ainsi entre les doigts de metteurs en sons qui jonglent comme ils peuvent avec ces premières machines qui ne leur étaient pas destinées – puisque leur musique n’existe pas encore. Avec eux, les limites de la machine deviennent la raison d’une innovation, le creuset d’une signature sonore : samplé, découpé, recomposé sur ces stations de travail spartiates, le funk se tord, se charge d’un balancement nouveau qui devient l’archétype du rythme de rap. Dès le milieu de la décennie 1980, le funk n’est plus du funk ; c’est du rap.

Ordinateurs, workstations et logiciels prennent le relais dans les années 1990, faisant évoluer le son du rap comme la manière de le produire. Aux beats spartiates de Marley Marl succèdent les empilages supersoniques de Public Enemy ou le funk alourdi de Pete Rock ; au groove généreux de DJ Quik et Dr Dre répond l’esthétique minimale de Timbaland, l’électro des Neptunes ou les pulsations synthétiques du rap sudiste.

Le putain de mec à l'origine de la putain d'histoire...

Un french parrain qui m’en a raconté de bien bonnes au sujet de la prod des années 1980…

Du Funk au Rap explore ces rapports entre l’homme et la machine, entre les rythmes de funk des années 1970 et leur (ré)interprétation par les producteurs de rap, sous le feu de ruses et de trouvailles soniques. De quoi est fait le rap ? Qui sont les stylistes du genre ? Quel rôle a joué la technologie dans cette évolution ?

A travers des rencontres avec plusieurs générations de compositeurs, qui détaillent leurs pratiques ou manipulent leurs machines in vivo, Du Funk au Rap tente de rendre palpable cette évolution fondamentale de la musique contemporaine, de rendre intelligible les 30 années qui séparent la composition de « The Message », un des premiers morceaux de rap, de celle de « Hard in da Paint », une des plus récentes détonations du genre.

En fond d’écran, mon docu est une forme d’hommage à ces laborantins souvent restés dans l’ombre, à Quik, Keith & Hank S., Mannie F., Dr D., Prince R., DJ the First, Diamond D., Mr Lex L., EL-to-the-P., Easy-to-the-Mo, Lord F., Nasty Daniel D., Juicy J, Ha-to-the-Voc, Dat Nigga Daz, Zaytov, The 45 King, Boots, Marley, Maitre P., the brother named Tip, ?uest, Sir Pete Jazz, Muggs, Aelpeacha, The Largest of the Professors, Madlib, Diplo and many many many more – to come.

Avec :

DJ Dee Nasty : musicien, compositeur, issu de la culture funk avant de devenir DJ et père fondateur de la culture hip-hop en France, il a traversé 30 années d’évolution technique et musicale. Marqué par l’électro-funk des années 1980, il recrée cette esthétique en version moderne sur son nouvel album qui vient de paraître.

DJ Junkaz Lou : DJ et producteur français, il découvre le rap à la fin des années 1980, lorsqu’apparaît la SP-1200, la machine qui révolutionne le genre. Fondateur du label Junkadelic, il compose aujourd’hui pour des rappeurs américains (Kool Keith, Mr Sche) et français (Bam’s, Sinistre).

Skread : issu d’une jeune génération de producteurs français, Skread a débuté à l’ère des ordinateurs, des expandeurs et des breaks de synthèse. Il a produit de nombreux hits pour les stars du rap français Booba, Diams ou Rohff, ainsi que tous les disques de son ami Orelsan.

En bonus, j’ai demandé au poto DJ Junkaz Lou (Kool Keith, Malédiction du Nord) de se fendre d’un mix qui mette en valeurs cette évolution musicale. Il m’a rendu un beau générique mixé pour le documentaire, en exclusivité ici

La Malédiction aux platines...

La Malédiction aux platines…

STAY TUNNED…

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Une Réponse to “SAMPLE SOME OF THIS…”

  1. Stylé

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